Note ところで

とりあえずフランス語で書いて、次ー時間がある時にー日本語で翻訳する。少々を待ちくだいさ。^o^

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日本語の間違えを見つけたら、教えてください!^o^

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Ce blog se place sous le thème des voyages mobiles (au Japon principalement) & immobiles (poésies, littérature, le Japon à Paris).
 
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L'empire des thés est une enseigne de 3 magasins dans Paris, spécialisée dans les thés, boites et théières d'origine chinoise. Elle comporte également quelques produits japonais.

L'établissement du 13e arrondissement dispose de quatre tables qui lui permettent de faire salon de thé, mais le lieu reste petit et trop fréquenté par les clients pour sembler être propice à une pause dans le calme.

Cependant, ce magasin est une adresse à conseiller pour l'amateur de thés oolong et ceux qui veulent sortir des sentiers battus ( que représentent le Palais des thés ou Mariages Frères).

Le magasin de Montparnasse semble plus récent et ne fait pas salon de thé. Il est beaucoup plus tranquille que le magasin du 13e.

Le magasin d'opéra (sans doute celui pris en photo dans leur site) est le plus grand et dispose de quelques tables dans le fond pour faire salon de thé. Il est aussi tranquille que le magasin de Montparnasse. N'hésitez pas à demander conseils à la vendeuse, très gentille, qui se fera un plaisir de vous aider.


Nous avons essayé:

 

- le grand ti kuan yin (***) [8.50 €/100g];

- le Grand Wulong - Jardin de Dong Ding (***) [13.50 €/100g];

- du Sencha jaune chinois (une couleur tirant sur le jaune) (**) [9.50 €/100g];

- le Barbe de dragon - jardin de ba jiao ting (thé en fagots) (**) [10.50 €/100g].



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"L'empire des thés"はパリにある中国茶の店です(三けんがあります)。茶のほかに箱や急須も売っています。少し日本の物もあります(ぎょくろ、日本のきゅうす。。。)

 

13"salon de thé"もします狭くてお客さんが多いですからあまり寛げない感じがあります。しかし、ウーロン茶が好きな方に良い所かもしれません。

Montparnasseの店は13区のより静かですが、salon de théはしません。茶の相談がゆっりにもらえます。オペラの店も静かで店員が優しくて相談がよく出来ます。salon de théもつぃていて13区の店より寛げる感じがある。

試した茶は:grand ti kuan yin barbe dragon - jardin de ba jiao ting (8.5 Euro/100 g & 10.5 Euro/100g)

 

Adresses/住所:

8 Rue de la Chaussée d'Antin Paris 9

101 Avenue d'Ivry Paris 13

69 Rue du Montparnasse Paris 14

Site/サイト(français-anglais/仏*英語)
http://www.empiredesthes.fr.


Maj/Update : 12/04/08;31/05/2008.

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Lundi 10 mars 2008
A l'occasion de la dernière création de sac à provision de Yonette, je vous propose son texte en japonais (disponible sur son site) et une traduction de ma part:

ヨネットの記事と私の翻訳はこちらへ:

麻50%綿50%の厚手の生地で横長サイズ(縦35cm 幅55cm マチ18cm)の買物バッグを作りました。
本体と持ち手の接合部分は、アンティークゴールドの真鍮カシメを打ってより頑丈に。
重たいものを買う時にいいかも。
パリでもレジ袋削減で買物バッグは必須となりつつある今日この頃。
スーパーなどのオリジナルバッグもいいけど、自分の使い勝手の良いカタチが一番です。
というわけで、携帯に便利なコンパクトタイプや、簡単に折り畳めるタイプも作ってみたのですが、今回のこれが完成度が高いのでアップしてみました。

Ma dernière création est un sac à provisions en tissu (50% lin et 50% coton), de 35 cm de hauteur et 55 cm X 18 cm en largeur et longueur.

Pour fixer les poignées au corps du sac et le rendre plus robuste, des "rivets" (self clinch) en cuivre de couleur "antic gold" ont été utilisés.

Cette conception est sans doute adaptée pour des courses au poids important.

De nos jours, même à Paris, pour réduire la consommation de sacs plastiques, les sacs à provision [réutilisables] deviennent de plus en plus nécessaires.

Or, si diverses enseignes proposent des sacs réutilisables, l'idéal est d'en posséder un facile à utiliser et dont la forme est adaptée à nos besoins.

Au final, si j'ai conçu plusieurs prototypes de sacs à provisions (compacts ou facile à plier), celui-ci m'a permis de progresser et est certainement le plus achevé de la série.

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  Sac à provision.   Sa poche permet de mettre des clées etc...



PS1: pour voir les précédentes créations de Yonette en la matière: [1] et [2].
PS2: Photos par Yonette.
写真byヨネット。

MAJ/Update: 20/02/08
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Lundi 18 février 2008
Si le zen est étroitement associé au Japon dans l'imagerie populaire,  son sens est très souvent dévoyé.

Ce fantasme populaire en a fait une marque de fabrique qui semble imprégner l'air là bas et tout comportement japonais susceptible de produire une esthétique ou éthique épurée.

Cependant, une production ou un process épuré n'est pas à confondre avec le zen.

Il convient donc de se détacher du "réflexe" d'accoler ce qualificatif de zen à tout ce qui vient du Japon et de regarder de façon détachée si le haîku et le zen entretiennent une relation particulière.


Mais qu'est ce que le zen?

Selon l'ami Robert - le petit -, le zen est une secte bouddhique du Japon (venue de Chine au XIIIe siècle) dont la méditation est un élément central pour parvenir à l'illumination.

Introduit au Japon par l'intermédiaire de la Corée, le zen aurait influencé certains arts et techniques vers une esthétique simple et dépouillée.

Le degré de l'influence de ce courant sur la société reste sans doute à mesurer.

Cependant, si le zen a autant prospéré en terre japonaise, n'est-ce pas justement parce que le Japon était un pays frugal, pauvre en ressource, expliquant par là une prédilection pour une esthétique de la simplicité?

Une comparaison entre le design  des pays scandinaves et japonais, tous aux ressources limitées, donne d'étonnants points communs à ce sujet.

Cependant une esthétique de la simplicité et de l'épure ne fait pas le zen, celui-ci reste avant tout une secte bouddhiste parmi d'autres.


Alors, les haiku sont ils zen?

Cette question peut se prendre selon plusieurs aspects:

1) Le haïku serait issu du zen ou influencé par lui

Sur ce premier point, il semble possible de répondre par la négative:

le waka/tanka est un genre de poésie courte (de 5 vers de  5-7-5  & 7-7) apparu au 7e siècle. Son premier tercet de 5-7-5 acquérra progressivement son indépendance pour donner naissance au haïku.

Il n'est donc pas possible de faire remonter le haiku à une origine "zen" : cette "simplification" progressive d'un genre déjà court est antérieure à l'introduction du zen au Japon (XIIIe siècle).

En général, la forme courte en poésie et tous les principes qui en découlent, rendus nécessaires par sa brièveté (recherche de la simplicité, évocation plutôt que démonstration, etc...), ne peuvent également être référencées comme "zen".

Le haïku constitue une continuité (autant dans la forme que du fond) du tanka/waka. Il paraît alors difficile à imaginer une certaine influence zen sur lui.

2) le haïku aurait une portée zen

Sur cet aspect, il faudrait envisager l'intention des auteurs et la présence de "zen" dans les thèmes du haïku.

2a) certains auteurs écrivent intentionnellement  avec une portée "zen"

- La majorité des auteurs classiques ne sont pas reconnus pour avoir vécus une vie religieuse ou portée sur la religion: seuls Chiyoni (qui devint bonzesse à 51 ans, mais de l'école de la terre pure - jodo shinshu -) ou ryokan (vrai bonze zen), santoka (idem) et basho me viennent à l'esprit. Ces haijin seraient les plus susceptibles d' influer une thématique zen ou au moins bouddhiste dans leur oeuvre. Mais cela ne me semble pas le cas pour celles qui ont été portées à ma connaissance.

- D'autres auteurs auraient ils maniés le zen? Je ne crois pas, mais cela mériterait une recherche approfondie.

Ainsi, il est à noter qu'Issa n'aurait eu que peu de respect pour l'église bouddhiste (selon Jean Chollet - dans le livre de Costa).

2b) les thèmes envisagés ont une portée zen, voir bouddhiste:

Si l'on s'intéresse uniquement aux thèmes, peut-on déceler une portée, une intention "zen", voir bouddhiste?

Là encore, les thèmes restent variés et il semble difficile d'isoler une tendance dans les différents types de haiku: haiku de situation (thème libre), de saison (présence d'un kigo) ou senryu ("genre humoristique"):

Ainsi, le haïku est un poème court descriptif, visuel, ou intimiste et émotionnel. Il parle de la vie quotidienne (petits bonheurs ou tracas) et peut évoquer - parfois - l'amour. Sa version humoristique est grivoise, impertinente et satyrique.

On est là, bien loin du zen dans ces thèmes qui n'ont pas de double sens ou de sens spirituel caché.

3) le haiku serait utilisé en tant qu'instrument du zen (dans ses rites ou cérémonies)

Je n'ai jamais lu nulle part que le haiku était utilisé dans des rites ou cérémonies bouddhistes zen.

En fait, le haîku ne serait-il pas confondu avec le kôan? Celui-ci est une courte phrase ou brève anecdote, absurde ou paradoxale utilisée comme un objet de méditation afin d'atteindre l'éveil. Le kôan ne peut se confondre avec un haïku: il n'a pas de forme imposée et comporte une intention, celle de faire réfléchir.

Exemple célèbre de kôan:  quel est le bruit d'une seule main qui applaudit?


Devra-t-on en arriver un jour à "réhabiliter" Philippe Costa?

Parfois accusé à tord de tirer à vue sur les relations entre le zen et le haïku, ses propos visent essentiellement à remettre en cause 2 fausses idées sur le haïku afin de permettre à l'apprenti haikaiste de se libérer de la crainte de composer:

1/ le haïku serait un poème spirituel inspiré par le zen ou en étroite relation avec lui
et, son corollaire:
2/ il comporterait un sens caché, un double sens.

S'il ne rentre pas dans le détail d'une réflexion pour démonter ces arguments, il cite notamment des commentaires de shiki (qui remet en cause l'idée de sens caché), Etiemble et René Sieffert (qui rejètent l'idée d'un haïku "spirituel") ainsi que Nakamura Ryoji et René de Ceccatty  (pour lesquels le haiku n'est pas un aphorisme zen dans "mille ans de littérature japonaise") qui rejettent ces idées.

Petite bibliographie non exhaustive utilisée pour cet article:
- Petit manuel pour écrire des haïku, de Philippe Costa aux éditions Philippe Picquier;
- Questions de poétique Japonaise, de Jacqueline Pigeot aux PUF - collection: orientales.

Maj/Update: 11/02/2008
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Dimanche 10 février 2008
Dans cette nouvelle catégorie, je voudrais parler de sujets qui conservent un rapport lointain avec le Japon.

Commençons avec un excellent salon de thé découvert grâce au blog d'Allo collection: "Mamie Gâteaux" (site en JP, photo), tenu par un couple franco-japonais.

L'originalité du lieu ne tient pas dans la nature des produits proposés qui restent des "classiques du genre" (thés noirs, tartes...). L'établissement n'est en effet pas un salon de thé japonais avec thés verts et wagashi, mais un salon de thé "à la française" dont les délicieux gâteaux sont confectionnés sans doute avec une touche japonaise.

Cette touche japonaise se retrouve dans la qualité du service et le choix des gâteaux - des "classiques" peut-être représentatifs de la France...  Nous avons ainsi pu commander une tarte tatin et un choux à la crème.

Choux à la crème? Il est en effet devenu difficile de trouver des choux : bien peu de pâtisseries en font encore, et quand on en trouve, la qualité n'est souvent pas à la hauteur (ex de celui de carrefour).

Or, au Japon le choux à la crème est devenu une institution sous l'appellation "chou cream" : il est possible d'en trouver assez facilement au combini ou auprès d'enseignes particulières dans les galeries marchandes des gares (ex: chou factory). Bien plus facilement qu'en France...

C'est donc avec un certain plaisir que nous avons découvert cette enseigne...

Adresse:

MAMIE GÂTEAUX
66 rue du Cherche-Midi
75006 PARIS
France

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Lundi 4 février 2008
"Pélerin du désert" de théodore Monod est une profession de foi.

L'auteur ne se place pas spécifiquement en partisan d'un multiculturalisme, ce que l'expression "esprit nomade"  de Paul me laissait entendre de ses ouvrages. Mais l'esprit nomade est implicite: Pour apprendre, il faut être capable d'écouter l'autre. Ainsi, Théodore Monod a beaucoup appris du désert et des nomades.

L'oeuvre se décompose en deux chapitres "se relier" et "se soustraire": le premier chapitre porte plutôt sur la foi et sa relation avec la science (recherche de l'absolu). Le deuxième invite à réfléchir sur le sens du désert.

Ainsi s'il s'adresse en priorité aux scientifiques-chercheurs et aux relations qu'entretiennent la recherche et la philosophie ou spiritualité, ses pensées sont porteuses de sens pour toute personne à la recherche de quelque chose (quelque soit le domaine de recherche: scientifique, littéraire, spirituel...) et profitable à son cheminement. Il parle ainsi à tous.

Théodore Monod constate la difficulté de la réflexion dans Cité: la vie dans un environnement urbain use, notamment par son ennui, le citadin. La surabondance d'objets, de futilités, le détourne de l'essentiel. Il dont donc lutter contre l'égoisme pour trouver une exaltation, une transcendance. Il doit veiller également à éviter que le modernisme le transforme: l'auteur n'a rien contre le progrès matériel quand il peut épargner -et non pas éviter - la peine aux hommes.

Par opposition, le désert enseigne la leçon du dénument, il permet "l'apprentissage de la soustraction" et d'en rester à l'essentiel : "soustraire, se soustraire; prendre l'essentiel non seulement d'objet mais de pensées, cet allégement est déjà une philosophie." Ce dénuement, cette survie, permet l'assimilation à la terre.

TM affirme la nécessité d'éveiller l'homme, de le remettre au coeur d'une transcendance, d'un dépouillement personnel pour qu'il garde sa liberté intérieure.

Pendant la lecture de cet ouvrage, je pensais à la société japonaise qui est sans doute "la société de service par excellence", la plus "aboutie". Elle se rapproche de cet absolu de Cité "presse-bouton". Ceux qui ne connaissent pas le Japon ne mesurent pas à quel point cet élement du service est fort: s'il facilite sa vie, il rend aussi l'homme plus dépendent et moins autonome.

Se soustraire afin de retrouver l'essentiel doit donc être plus difficile qu'ailleurs.

Ainsi, des émissions de téléréalité japonaises (aux thèmes suivants: l'échange de maman, le candidat qui vit dans le plus grand dénuement...) amènent à présenter des personnes qui ont choisit de s'écarter de la société de consommation: ils se retirent de la Ville et gagnent la campagne, construisent de A à Z leur maison, vivent de leurs cultures autant que possible, sont adeptes de la récupération... Le gouffre entre cette sur-vie et les étonnantes commodités de la vie nippone étonnent: le décalage est énorme. N'ont ils pas de motivations semblables?

Quanf à la résidence en pays étranger,  elle fait perdre à l'homme les repères de sa Cité, ses facilités: ne permet-elle pas dans une certaine mesure de se soustraire?

*****


"Le temps des 4 saisons a disparu au coeur d'une société presse-bouton."

"partir. Tous les chercheurs, quelque soit leur âge, ont cette soif, cette faim."

"je retrouve la leçon du désert, son épure, son chant du silence"


De Théodore Monod in Pélerin du Désert - Editeur La table ronde ISBN 2-7103-0893-2

Note: texte édité le 21/02/2008, mais placé après le texte sur le voyage au Japon. Le titre comporte une référence au blog sur lequel j'ai entendu parler de Théodore Monod.
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Dimanche 3 février 2008
Avertissement : A l'occasion du voyage du nouvel an, voici une incursion timide (et sans aucun doute une des seules) dans le genre du "journal intime", si présent dans les blogs. Le lecteur y trouvera certainement peu d'intérêt pour le manque de faits saillants.

28 & 29

Départ le 28 pour arriver le 29: Il suffit de peu pour que la magie du décalage horaire opère (la longueur des distances et plusieurs fuseaux horaires différents).

La durée de vol est standard:2 h de Paris à Vienne et 11h de Vienne à Tokyo.

Le changement à Vienne est très rapide, l'aéroport facile à traverser. Une fois rentré dans l'avion pour Tokyo, la sensation du voyage peu enfin commencer. Commander une bière et savourer. Serait-ce l'altitude qui provoque cet état aérien?
Les stewards et hôtesses de l'air sont agréables et à l'écoute des passagers.  La vrai bonne surprise de ce vol est la nourriture à bord : j'ai rarement aussi bien mangé sur un avion [1] (les repas sont semble-t-il préparés par une société "DO&CO" indiqué sur le carton du menu que nous recevons - en classe éco).

A noter sur ce vol vers le Japon, la sacrosainte présence des chicken mini ramen cup qui font le plaisir de Neige et des autres passagers à bord.

Le point faible de l'avion est sans doute le service "entertainement" à bord (en tout cas meilleur que sur aéroflot, mais...) pour le nombre de films et de jeux utilisables. Cependant cet aspect apparaît moins rédhibitoire de nos jours en voyant le nombre de personnes possédant une console portable: Ceux qui veulent jouer pour meubler le temps en emportent une.

Arrivé à Tokyo-Narita: première photo et prise d'empreintes à la suite d'un voyage. Cette prise se fait en 2 mn par l'intermédiaire d'un appareil. Opération apparemment indolore, mais...

Depuis une réforme législative, tous les étrangers doivent se faire ficher quand ils entrent sur le territoire, même les résidents permanents. La mesure est prise dans la mouvance des lois anti terroristes mondiales et vise officiellement à lutter contre le terrorisme et, accessoirement, contre "la hausse de la criminalité étrangère". Pour Lionel Dersot, fin observateur de la société japonaise, elle a peut-être également pour objet de rassurer la population nippone qui aura de plus en plus à faire face à l'immigration dans le futur. Dans tous les cas, la mesure passe mal auprès des résidents permanents étrangers.

Ce monde de rosée
Si vite évaporé
empreintes à tokyo

Première fois que je passe la douane avec ma femme... Et que l'on ne fouille pas ma valise.

Nous ne resterons que  10 jours,  départ et retour inclus, avant de rentrer le 7 au France: C'est vraiment trop peu pour récupérer de la fatigue du transport et profiter du pays en ces périodes de fêtes (où beaucoup d'enseignes sont fermés). A cela s'ajoutera un rhume lancinant certainement aggravé par le temps et la mauvaise isolation des maisons japonaises. Finalement, ce voyage sera consacré en grande partie à des courses (produits manquant à Neige en France),  la belle famille et les  2 amies de Neige.

*****
30

Ce jour sera consacré au repos, à la reprise de contact avec le Japon et à une visite à Muji.

Un mot sur la maison et son environnement: c'est une habitation relativement ancienne (au moins une 20 aine d'années) en bois avec des pièces à la japonaise et un sol en tatami. Le vrai tatami est difficile à trouver en France (les marchands de meubles japonisants sont à proscrire): peu de gens connaissent donc le plaisir de marcher dessus -même pieds nus - et la sensualité qu'il y a à y poser la main. J'aime ce tatami : de retour, il faut s'allonger dessus et laisser ses pensées vagabonder... Dehors, tiens!

Face à la maison se trouve une rizière échappant à la description: il faudrait sans doute inventer un vocabulaire pour parler de la poétique des rizières.

Ainsi, elles changent d'état et de couleur avec les saisons (terrain plutôt pelé en hiver, nuances du vert liées à la croissance du riz, inondation des champs...).

La vie n'y est pas absente: l'été il est fréquent d'y entendre les grenouilles croasser jusqu'à l'arrivée d'un véhicule ou d'un passant. Bien qu'elles aient été parfois responsables d'insomnies, ces petites bêtes me restent sympathiques.

Tandis qu'elle dort pendant l'hiver, cette rizière bénéficie sans doute de la protection du petit temple voisin d'Inari sama, le kami renard, son protecteur.

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Le soir, nous sommes invités dans une petite Izakaya où se rend souvent le père de Neige: "Shizuko". Shizuko est également le nom de la patronne, la" mama" de cet établissement, une femme truculente à la répartie amusante. Elle exécute un ballet entre les convives afin de leurs apporter leurs commandes et leurs glisse au passage quelques traits d'humour. Pendant ce temps, le "master", chef du lieu, prépare les commandes.

*****
31 & 1 à 3

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Les jours où les magasins ferment et les japonais s'arrêtent pour la majorité de travailler. Phénomène assez rare au Japon qui donne l'impression étrange que le temps s'arrête. Il est coutume d'aller passer les fêtes de fin d'année chez les grands parents (ou parents). Rien de particulier n'est censée se produire à ce moment, à part la visite au jinja (temple shinto) pour le début de l'année (hatsumode). C'est un surtout un moment destiné au repos où des plats particuliers sont préparés (nanakusa, oseji, zouni, toshikoshi soba...) et où les gens prennent le temps de se reposer.

Pour nous, c'est un temps lénifiant, mais il n'est pas dit que ce soit du temps perdu: il est parfois nécessaire de reprendre sa respiration. On prend place devant le kotatsu dans la seule pièce chauffée en permanence pour regarder la TV japonaise débiter ses programmes spéciaux de divertissements pour la nouvelle année ou discuter. C'est selon.

Sur le poele, la bouilloire destinée à humidifier l'air, apporte son sifflement en fond sonore.

Pendant cette période, un nombre incroyable de publicités pour les pachinko sera diffusé. La raison de cette abondance est peut-être liée à ce particulier moment de l'année: le nouvel an est la seule période où les gens ont en abondance de l'argent (bonus de fin d'année) et du temps.

*****
4

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Nous profitons de la matinée pour aller au superbe musée Takehisa Yumeji (qui est-il?)et rencontrons ensuite N, l'amie de Neige.

Tokyo (ou du moins ses quartiers connus) est, pour le français de passage, une ville trépidante où il est difficile de trouver des lieux de calme propice au repos. Toute personne recherchant un peu de tranquillité pourra donc se tourner vers un des nombreux musés de la capitale nippone... Des musés à Tokyo? En effet, si peu de gens associent cette ville avec la présence de musées, elle comporte pourtant de nombreux établissements dont celui du peintre Takehisa. N'étant pas pris d'assauts par le public, ces endroits sont des alternatives sérieuses à qui veut respirer un moment.

Le RV avec N se fait devant le zoo d'Ueno, pris d'assaut par les vacanciers, avant d'aller vers ameyayokocho. L'observation des enfants mettra à jour un paradoxe: au pays du jeu vidéo roi, on peut encore observer des gamins s'amuser avec des toupies (eh oui, on en trouve encore là bas - je n'en ai quasiment jamais vu en France). 

*****
5

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Courses à Muji et Tokyu hands. Ensuite rencontre avec H, amie de Neige. à Omotesando hills. un nouveau quartier que je ne connaissais pas mais qui ressemble furieusement à roppongi hills (et un autre ...). Le Japon semble construire en ce moment de nouveaux lieux commerçants sur des profils identiques - tours de commerces et bureaux - en ayant rasé les habitations quand elles existaient: ne reste alors plus que la fonction marchande. Ce processus irait-il au delà de la gentrification? En tout cas, sentiment de vide...

*****
6

Dernier jour: préparer le retour (provisions) et se reposer de ce rhume lancinant.

*****
7

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Jour de retour: nous regrettons déjà le Japon. Départ par une partie de l'aéroport (terminal 1) que je n'ai pas l'habitude de fréquenter. Nous avons la chance de trouver un resto de takoyaki (gindako: JP EN) dans cette partie du terminal. Petit bonheur avant de rentrer.

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FIN

[1] points de comparaison : Swiss, SAS, aéroflot, lufthansa, ANA, JAL.
MaJ/Update: 01/02/2008
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Dimanche 27 janvier 2008

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