Note ところで

とりあえずフランス語で書いて、次ー時間がある時にー日本語で翻訳する。少々を待ちくだいさ。^o^

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A l'heure actuelle, je m'apprête de nouveau à partir pour le Japon via l'Autriche.

 

La "magie" du blog internet est de pouvoir écrire à l'avance ses notes et les sortir en pilotage automatique. Je serais donc dans l'avion au moment où ces lignes apparaîtront.

Dans mon sac se trouvent toujours une revue sur le cinéma et un livre acheté pour l'occasion quelques jours auparavant: Il est des habitudes qui naissent et créer des rites personnels signifiants pour soi-même.

 

Plus que l'utilité pour le voyage - il n'est pas dit que soit trouvé le temps pour une lecture pendant cette brève halte au pays du soleil levant - il s'agit avant tout de marquer le Départ.

 

Ainsi, j'emporte "Pèlerin du Désert" de Théodore Monod: ce livre avait été trouvé dans une librairie d'occasion après l'achat des billets d'avions pour le Japon. Il semblait porteur de sens de ne l'ouvrir que lors d'un départ.

 

Pourquoi ce livre? Je pense en avoir entendu parler chez Paul ailleurs dans son hamac: Théodore Monod serait de cet esprit nomade, riche de réflexion en ces temps où le repli sur soi apparaît si séduisant chez certains ...

 

A l'arrivée, je prendrais au distributeur une bouteille en plastique de thé vert amer sans sucre. Comme toujours. Il est des habitudes...

 
 

@ bientôt

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Vendredi 28 décembre 2007

La publication du recueil au fil de l'eau par l'éclectique maison d'édition les "mille et une nuit" est l'occasion de découvrir les premiers haïku composés en français.

Vers l'année 1900, quelques amis - Paul-Louis Couchoud, André Faure et Albert Poncin - se réunissent pour écouter le récit de l'un d'eux, Paul-Louis, qui revient d'un voyage autour du monde grâce à une bourse. Nous sommes à l'époque en plein Japonisme. Fascinés par le pays du Soleil Levant et sensibilisés par sa poésie, les 3 amis décident en 1903 de faire un voyage d'excursion dans une péniche sur les canaux français durant lequel ils composeront les premiers haïku de langue française.

Une brochure de trente pages est ensuite publiée. Bien qu'imprimée à trente exemplaires et non commercialisée elle aura un certain succès et connaîtra plusieurs rééditions.

 

Penchons nous sur les oeuvres qui composent ce recueil:

Les poèmes sont tous composés de trois vers, leur longueur est très diverse (nombre de pieds total inférieure/supérieure à 17) et la répartition des pieds dans chaque vers également. Ils ne contiennent pas tous de kigo, même implicites, et certains thèmes apparaissent bien familiers ou usités dans le haïku (tel que l'amour).

Ainsi, si ce sont d'admirables poèmes courts, je ne suis pas certain qu'ils puissent être tous qualifiés de haïku.

Le recueil dévoile en filigrane une histoire intéressante, celle de jeunes camarades ayant décidé de prendre le large pour se forger le caractère. Cela fait penser à une certaine littérature du 19e et du début du vingtième.

A noter en fin d'ouvrage, une fiche technique "faites vos haïku vous même" assez incongrue (à oublier) et une bibliographie conséquente.

Une influence sur la vision du haïku en France?

Il est intéressant d'observer que dès le départ, les premiers haïku à la française écartent des éléments touchant à la forme (nombre et répartition des pieds, présence de kigo) et au fond (thèmes suscités par les kigo ou peu présents)... Ce recueil a-t-il eu un impact sur la vision francophone du haïku? Ce qui est certain est cette similitude de perception avec l'époque moderne, qui permettra d'occulter toute réflexion sur la forme, au nom d'une "licence poétique".


Au fil de l'eau, j'ai apprécié notamment:

 

Les ombres s'allongent.

Les champs de seigles mûrs

Se mettent à flamber.

 

Dans le soir brûlant

Nous cherchons une auberge

Ô ces capucines!

 

Références:

Au fil de l'eau - les premiers haïku français - édition établie par Eric Dussert.

Editions : "Mille et une nuits"; N°440; ISBN 2-842-05799-6

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Dimanche 9 décembre 2007
Le Curry, ou cari,  est le nom occidental, utilisé par les anciens colons britanniques pour désigner un mélange d'épices servant à préparer les plats en sauce dans l'Inde. Il serait issu du mot tamoul "kari" pour "plat mijoté", "ragoût" [1].

Ainsi le mot curry, peu utilisé en Inde, reste du domaine du fantasme, de l'illusoire par rapport à la réalité.

La composition de ce mélange est à géométrie variable: on y trouve souvent le curcumain, le gingembre, le poivre, le cumin, le piment, le clou de girofle, la cardamone, le tamarin, le fenugrec, la coriande...

D'autres y ajoutent de l'ail, de l'oignon, de la cannelle, du fenouil, du cubèbe, du sel ou de la moutarde.

Et une pincée d'ecétéra..
Curry Japonais
Curry-and-rice-photo-wikipedia-par-lusheeta.jpg
Photo Wikipédia

Bien souvent, le curry reste uniquement associé à l'Inde dans l'esprit populaire: sait-on seulement qu'il a dépassé ces frontières pour aller jusqu'au Japon même?

Intéressons nous au curry japonais: il aurait été introduit au pays du Soleil Levant par la marine japonaise (selon le magazine franco-japonais OVNI).  La version nippone est constituée d'un plat en sauce curry, accompagné de riz (de type "japonica") et se nomme curry rice ou care raisu. La sauce est compacte, brune (alors que le curry indien semble bien plus clair, ocre) et comporte des carottes, oignons et morceaux de pommes de terre. Elle s'accompagne de tsukemono ("pickles" japonais) - beni shouga (gingembre mariné, de coloration rouge) assez souvent, des rakyou parfois (oignons ou échalotes marinés), mais pas au restaurant parisien.

Le curry au Japon est tout un poème: chaque famille a sans doute sa variation de la recette - quand elle n'achète pas une base pour sauce ("leu") déjà préparée et en vente libre à chaque coffee shop combini.

Le curry, s'il est bien préparé reste un plat économique: une nourriture bonne et roborative qui pourra être resservie plusieurs fois, en faisant régulièrement mijoter le reste pour éviter qu'il ne se gatte. Une fois accoutumé, il devient difficile de se lasser: chaque plat est différent et se bonifie à chaque nouveau service.

On a de la sympathie, voir du respect pour ce curry.

Base pour curry
Base-pour-curry-japonais.JPGMarque Golden Curry, en vente en épicerie Japonaise

Ici aussi, le curry rice est celui des mois difficiles (mais pas seulement). Il mijote tendrement dans la cocotte SEB  et tient toujours bien au coeur et au corps quand le salaire est attendu avec impatience.

De la dominante indienne avec une touche de shoyu au style japonais brun comme un bulldog en sauce, de la version avec morceaux de poulet qui s’amenuise avec l’avancée du mois (et l'attente de la paie)… A la présence de boeuf toujours discutée, disputée même… Le Curry japonais en France - à Paris - à la maison, reste d'une grande variété.

Que dire de la rareté des rakyo ou tsukemono, parfois ramenés comme des trésors de Kyoko, vilaine tentatrice dévoreuse des paniers percés… Il ne reste plus qu’à faire avec les moyens du bord, et puis, hein, Maille c’est pas plus mal…


カレーという言葉はインド語で存在していないと言われています:昔イギリス人がタムル語から(carriカリ)作られていた言葉です。シチューの意味があるらしいです。

レシピのバージョンが多いです:daitai "le curcumain", shouga, koshou,"le cumin", togarashi,kurôbu (clou de girofle),
Curry no recipi no version ga ooi desu: daitai " le curcumain, le gingembre, le poivre, le cumin, le piment, le clou de girofle, la cardamone, le tamarin, le fenugrec, la coriande..." ga arimasu. demo ninniku, tamanegi, cinamon,  fenouil, du cubèbe, shio mustardo mo kuwaeru koto ga dekimasu.

france jin ni totte nihon no curry rice ga aru koto ha fushigi kangae kamoshiremasen.

OVNI no shinbun ni yoru to, 19 seiki de nihon no marine ha gaikoku de curry wo hakken shite kono recipi to kaerimashita. chigau no ha Nihon no curry rice ha japonica kome to tsukemono wo tsukau koto ga dekimasu.

furansu de mo nihon no curry rice wo tabemasu: leu wo tsukawazu ni okusan ha SEB no nabe de jouzu ni tedukurimasu. itsudemo tsukemono ga nai kara "cornichons maille" demo tsukaimasu. sukoshi france  fu ni natteiru no kana.

 (...)



[1] sources  étymologie: wikipédia

MAJ/Update: 25/11/2007
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Jeudi 22 novembre 2007
L'écologie peut être l'affaire de tous, même si rien n'est simple:  il est possible de  s'en préoccuper de manière individuelle par des gestes quotidiens.

Ainsi du sac de provision: comment remplacer les sacs plastiques hautement polluants? Des sacs plastiques sans pétrole? Des sacs réutilisables fournis par les enseignes de supermarchés?

Une des solutions est le retour des bons vieux sacs à provisions, mais adaptés à la vie moderne...Un sac que l'on pourrait transporter partout et "oublier", afin que si l'envie soudaine de faire une course nous prenne, il soit toujours possible de l'avoir sous la main.

C'est l'une des directions qu'a choisis Neige (yonnette): le sac doit être compact donc enveloppé dans une pochette. Pour éviter de perdre cette pochette, elle doit faire partie du sac: la pochette intérieure permet donc, à l'instar d'un k-way, de plier et ranger le sac à provision. Pour que cela fonctionne parfaitement, il faut que l'utilisation soit intuitive.

Le premier "éco-bag" présenté ci-dessous, est né sur cette idée. Le prototype n'est malheureusement pas complètement satisfaisant. Le côté traditionnel du motif utilisé donne un côté chaleureux à ce sac (tissu vichy 100 % coton).

複雑でも皆さんはエコロジについて日常な生活で細かいものでも何かが出来ます。

例えば、スーパーの買い物袋:汚染を作るプラスチク袋の代わりにどんなもの使えますか。石油が使われていない袋?スーパーエコバッグよりに Neigeは自分の買い物袋を作りました。

 

良いエコバッグのポイントは:

-忘れるまでどこでも運べるのに袋(pochette)に入れて小さいサイズが必要です。

-この袋をなくさないようにバッグの部分にならないといけません。ここはpochetteはなかのポッケットになります。いけるのに畳み方は簡単にならなっきゃいけません

初めのエコバッグこの解答で作られましたがプトタイプはまだまだ完全していません。

 

revers.JPG eco-bag.JPG

Sac dans sa poche

Poche intérieure

sac déplié

Photos: yonette.
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Dimanche 11 novembre 2007
Satirique ou grivois, dénigrement moqueur du pouvoir, et un soupçon d'impertinence, ainsi est le senryu, "petit frêre" du haïku. Quelques tentatives...


I- Compositions en français - francego no

 

I

lové entre ses bras

soupçon d'enfance

Et la blancheur des mochi

(sept 07)

 

II

Ni jacuzzi, ni champagne

Mais elles jaillissent pourtant bien

ces bulles!
(été 2006)

 

III

A la faveur des vents

Dans mon bain elles se perdent!

Bruits de P...

(oct. 2007)

IV

Train train quotidien

sans soutien madame

se culbute bien fort
(hiv. 2006)

V

Et nez en moins

De flair ne manque pas d'air

Mon cher ami gogol

(Avril 2008)

VI

(Pub Ryan Air)

L'europe de Ryan

A portée de clic

Des bourgeois de Beauvais

(Mai 2008)


II- Compositions en Japonais - nihongo no

I

ちの

ジャクジーバスは

おならかな

 

Le bain -Jacuzzi
D'ma piaule:
quelques pets!
(oct. 2007)

II

 はつもでの大勢

ふりして

秋のスト

Une foule

Semblant aller au temple au nouvel an

Grève d’automne

(20/11/2007)

III

 

我の国は

クロワッサンの

裏かな

 

A l'envers

Du croissant se trouve

Mon pays

(Mars 2008)

IV

 

行く春や

カルピスはもう

飲もうかな

 

Le printemps s'en va -

Déjà le temps de boire

du Calpis!

(Mi Avril 2008)

 

PS: I) II & III présenté sur le japon.org PS II.II: n'a pas fonctionné auprès de lecteurs japonais.

commentaires (1)    publié dans : Senryu - 川柳 (FR-JP) ajouter un commentaire
Vendredi 26 octobre 2007

définition:

Le kireji (切れ字) est un mot de coupure, césure (littéralement coupure [切れ] dans l'écriture/les caractères[]) très présent dans le haïku. Il permet ainsi d'introduire une pause, une respiration dans le texte, appelée "ma" en japonais. Il peut aussi être utilisé pour
faire un compte juste avec la métrique.

Dans l'espace limité que constitue cette forme d'expression, la respiration qu'induit le kireji apporte une "coloration" unique au haïku: elle introduit un "temps long dans un court métrage".

Ainsi, ces kireji qui ont une certaine importance dans le haïku, ne semblent pas toujours bien passer dans la traduction. Leur sens est souvent ambivalent et impose au traducteur un choix.

Je me demande si cela n'aurait pas pour conséquence de contribuer à une certaine déformation dans la compréhension du haïku : l'haïkaiste en herbe qui cherchera à en apprendre les base, sans connaître le japonais, se tournera exclusivement vers les traductions (certaines étant plus heureuses que d'autres). Or ces versions ne rendent pas complètement le sens des kireji...

Selon les auteurs, les kireji mentionnés varient (même s'ils n'ont apparemment pas dressé de liste exhaustive):
- kana, ya, keri (dans l'article de Ryokan du blog de Nekojita);
- ya, zo (pour Maurice Coyaud [1]. Il semble traiter kana à part);
- kana, ya, keri pour les kireji "simples" et wori, tari, nari pour des kireji "complexes" (pour Kaneko Tôta [5]).

a) particule YA()

La valeur  de cette particule se situe à la limite du doute, de l'interrogation, souvent avec une nuance émotive.

On trouve généralement cette particule en fin de premier vers.

Exemple 1, tiré d'un waka mais applicable au haïku:

"asagiri ni nurenishi koromo hosazu shite
hitori ya kimi ga yama-dji koyuran"

Sans mettre à sécher votre vêtement mouillé par le brouillard du matin
franchissez vous seul la montagne"

Dans ce waka du man yô shû, Jacqueline Pigeot en traduit la valeur interrogative [2]


Exemple 2:
Furuikeya/kawazu tobikomu/mizu no oto
古池や蛙飛こむ水のをと(“Vénérable étang ! Les rainettes plongent, Ô le bruit de l’eau…” [3].

Ce poème de Bashou est sans doute le haïku le plus connu. Sous son apparente trivialité il a fait l'objet de plusieurs traductions. La version de Mabesoone insiste sur cette nuance émotive avec un point d'exclamation.


b) particule ZO (ぞ)

Particule de renforcement pour Jacqueline Pigeot. Elle ne semble pas différent du japonais moderne pour son utilisation. Il est plus rare de trouver cette particule que ya

Exemple:

小言いふ

相手は壁ぞ

秋の暮れ

kogoto iu

aite wa kabe zo

aki no kure
Lorsque je rouspète

C'est au mur que je m'adresse

Crépuscule d'automne [4]

c) auxiliaire -keri (~けり)

 

"keri", mot du japonais ancien, est un auxiliaire qui se suffixe à une base (adjectif, verbe...).

Etant sans doute le plus difficile à cerner, nous ne rentrerons pas dans les détails de sa conjugaison, et admettrons pour simplifier les choses qu'il se trouve dans un haïku sous la forme suivante:

[base (masu kei pour les verbes, i kei pour les adj i, etc...) ] + keri

ex: samukeri; sumikeri

Selon Jacqueline Pigeot [2], keri possède deux valeurs principales:

1- la découverte subite d'une réalité existante, qui était déjà là dans le passé, mais dont on prend soudain conscience. Une nuance émotive (eitan) s'y attache. [valeur la plus fréquente en poésie].

En exemple, invoquons un poème de Ryokan trouvé sur le site de nekojita:

世の中は

さくらの花に

なりけり

yo no naka wa

sakura no hana

ni nari keri

Tout autour de nous

Le monde n’est plus que

Fleurs de cerisier


2- le passé (kakou).

[...]

Keri semble plus fréquent dans les haïku en dernier vers (et parfois en 2e).

d) KANA [
かな(哉)]: un kireji?

On trouve kana en fin de vers, c'est une "particule finale" (shûjoshi) qui s'ajoute à un substantif (ou à la forme rentaikei d'un mot variable: voir livre sur bungo).
Cette particule est composée de ka (particule marquant l'interrogation) et de na (particule marquant l'exclamation).

En japonais moderne, "kana" signifie une demande introspective: "je me demande si...". Par exemple oishii kana:  "je me demande si c'est bon"/"est-ce que c'est bon".

En japonais classique, Jacqueline Pigeot, lui donne une valeur exclamative (eitan) rendue par "!" ou "ah!" dans la traduction de waka de l'époque de Heian (du 8e au 12e siècle). Elle lui substituerait en japonais moderne la particule "yo".

De fait, les traducteurs de haïku semblent soit  "ignorer" le plus souvent cette particule, soit adjoindre au vers un point d'exclamation ou un mot tel que ah! oh! Il me semble que ces hésitations pourraient provenir du double sens que possède kana: question introspective et exclamation.

Un exemple, parmi d'autre:


さく花の

中にうごめく

衆生かな

saku hana no

naka ni ugomeku

shojoukana

Fleurs de cerisier-

Autour d'elles se traîne

le genre humain! [4]


MAJ/update: 25/10/2007; 29/05/2008

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(1) Maurice Coyaud [Tanka, haiku, renga - le triangle magique aux Ed. les Belles Lettres]
(2) jaqueline Pigeot [
Manuel de japonais classique : Intiation au bungo]
(3) Traduction Laurent Mabesoone (site de la HIA: http://www.haiku-hia.com/pdf/issa_f.pdf)
(4) Traduction de Joan Titus-Carmel
(5) Haiku nyûmon
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Lundi 22 octobre 2007

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